L'alimentation des romains

 1) Alimentation des pauvres et des riches

Les Romains pauvres avaient accès à des céréales en bouillie, de la soupe de choux, parfois avec du lard mais pas de viande fraîche, légumes du jardin, fèves, pois chiche. Les repas contenaient peu de viande mais étaient consistants pour leur travail.
 
Voici leurs repas pour les différents moments de la journée : pour le petit-déjeuner, ils mangeaient du pain frotté d’ail avec de l’eau. Pour le déjeuner, ils avaient accès à un repas frugal et froid. Enfin, pour le dîner, ils mangeaient mieux.

Ils ont accès à des plats exotiques (autruches…)
Pour leurs différents repas, ils avaient un déjeuner riche avec du fromage, des fruits, du pain trempé. Leur dîner habituel était constitué d’une entrée (olives, thon, anchois), d’un plat (chevreau, côtelette grillée) et d’un dessert.
Lors des occasions spéciales, leurs dîners devenaient de grands banquets interminables. À la fin, des desserts tels que des fruits frais ou secs, assaisonnés de poivre étaient servis.

alimentation romains option latin.jpg

II - ALIMENTATION DES NOURRISSONS/ENFANTS

Les nourrissons boivent du lait maternel aussi longtemps que possible après leur naissance. Ils consomment ensuite des fruits, des légumes, de la purée, du lait de vache ou de chèvre, du vin coupé à l’eau, des céréales, des produits laitiers.

III - DIÉTÉTIQUE/RÉGIMES DIFFÉRENTS

Le régime diététique et le fait de manger équilibré sont très importants dans la Rome antique. Selon Galien, la bonne santé repose sur l’équilibre des quatre humeurs qui régissent le corps : le sang, le plegme, la bile noire et jaune. L’origine de cette science et de la théorie des humeurs proviennent du grecque Hippocrate de Cos, il y a plus de 2 400 ans. Son objectif est de prévenir la maladie grâce à une alimentation et une hygiène de vie adaptées (exercices physiques, bains, massages…). Les médecins de l’Empire romain, comme Celse ou Galien ont ensuite approfondis les principes de cette « diète hippocratique ».
Le médecin conseille des aliments en fonction de la saison, de l’âge et du sexe du patient, afin de rétablir l’équilibre des humeurs altéré par la maladie et donc de la soigner.

En fonction de la saison, on pouvait retrouver comme aliments :

  • Hiver : pain, viandes bouillies.

  • Été : légumes, viande rôtie.

Les médecins recommandent un régime varié :

  • nourritures végétales : valorisées car synonymes de frugalité (simples et peu abondants)

  • céréales : apportent ration calorique

  • orge : refroidit

  • blé : réchauffe

  • légumes et légumineuses : complètent la ration alimentaire au quotidien (agit sur le ventre)

  • chou : source de nombreux remèdes

  • certains fruits : grenades et figues

Les gladiateurs étaient végétariens et buvaient des boissons énergisantes appelées pyxis. Ce breuvage à base de cendres végétales était servi après les combats et les entraînements, afin de soigner les douleurs, de réparer et renforcer leurs os. En effet, la cendre des plantes est utilisée dans de nombreuses cultures comme un remède médical et une épice culinaire. Ils évitaient les produits laitiers mais consommaient des haricots, des céréales, de l’orge, du blé, des fèves, des légumes et des fruits secs. Ces combattants étaient d’ailleurs surnommés « hordearii » (les mangeurs d’orge), à cause de leur régime alimentaire.
Certains Romains adoptaient un régime végétarien pour des raisons religieuses ou culturelles, ou en fonction des villes où ils habitaient. Par exemple, à Ephèse, en Asie Mineure, les habitants de cette ancienne capitale de province où des archéologues on découvert des corps de gladiateurs, les villageois étaient tous végétariens.